Un Tunnel Québec-Lévis et un nouveau pont pour l’île d’Orléans

Le gouvernement du Québec confirme qu’un tunnel est la solution retenue pour la construction d’un nouveau lien entre Québec et Lévis et que l’infrastructure ne desservira pas l’île d’Orléans. Les travaux pour un nouveau pont à haubans, légèrement à l’ouest du pont actuel, poursuivent leur avancement.

La solution d’un tunnel est ressortie comme la meilleure option après différentes études, dont une analyse multicritères qui a pris en considération plusieurs éléments, notamment le transport, la circulation, l’environnement et l’économie. Le corridor d’implantation privilégié pour le nouveau tunnel se situe dans le prolongement de l’autoroute Félix-Leclerc (autoroute 40), du côté nord, et joint l’autoroute Jean-Lesage (autoroute 20) dans le secteur de la route Lallemand, à Lévis.

« Plusieurs options ont été analysées et celle d’un lien exclusivement sous forme de tunnel s’est avérée la meilleure. Cette option évite l’augmentation de la circulation sur l’île d’Orléans, n’a pas de conséquences sur la navigation de la voie maritime et elle n’entraîne aucun retard pour la mise en service du nouveau pont de l’île d’Orléans. Cette solution est celle qui répond le mieux aux trois objectifs du projet, soit de réduire la congestion aux heures de pointe, de favoriser l’utilisation du transport collectif et d’optimiser le transport des personnes et des marchandises, » à mentionné François Bonnardel, ministre des Transports.

Le corridor d’implantation privilégié pour le nouveau tunnel se situe dans le prolongement de l’autoroute 40, du côté nord, passe sous la pointe de l’île d’Orléans et se raccorde à l’autoroute 20 dans le secteur de la route Lallemand (kilomètre 330) sur la Rive-Sud. La longueur approximative du tracé est de neuf kilomètres, incluant les approches du tunnel . Les coûts estimés du projet seront connus lors du dépôt du dossier d’affaires. La poursuite des études et des analyses permettra notamment de définir le nombre de voies, leur utilisation (voies réservées, covoiturage, transport collectif, camionnage, etc.), la configuration du tunnel et son emplacement optimal.

« L’implantation d’un lien à l’est avec des connexions aux autoroutes 20 et 40 permettra d’encourager le développement socio-économique de la région de la Chaudière Appalaches mais aussi de la Côte-Nord et de l’Est du Québec. Pensons aux avantages pour le transport et aux bénéfices pour les entreprises d’avoir ce nouveau lien qui accélérera l’attractivité et l’essor économique des régions du Québec, » a poursuit Marie-Eve Proulx, ministre déléguée au Développement économique régional et ministre responsable de la région de la Chaudière-Appalaches.

Visant toujours une première pelletée de terre au plus tard en octobre 2022, le ministère des Transports lancera aujourd’hui des appels d’offres afin de mener une étude d’impact environnemental ainsi que des études d’arpentage.

Parallèlement à ces actions, le ministre des Transports a demandé au bureau de projet du Tunnel Québec-Lévis de bonifier le mémoire d’avancement des travaux, devant être déposé au Conseil des ministres au plus tard le printemps prochain, avec une étude complémentaire d’un second tracé, lui aussi situé à l’est, mais plus près des centres-villes. Selon la volonté du ministre, cette étude comparative des coûts et opportunités sera rendue publique à la suite de son dépôt au Conseil des ministres.

Source photo de couverture: Graph Synergie

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