Qui réparer, quoi réparer? La SAAQ nous répond

Devant la confusion qui règne depuis une semaine sur les directives à suivre durant la crise de la COVID-19 pour les garages et ateliers de réparation de camions lourds, Transport Magazine a demandé des éclaircissements à la Société de l’assurance automobile du Québec. Nous avons finalement pu obtenir une réponse plus claire : tout camion peut être réparé, mais pas pour n’importe quelle réparation.

Les centres d’entretien et de réparation de véhicules lourds peuvent en effet travailler sur les camions de tous leurs clients. C’est ce que nous indique la Direction des communications et des relations publiques de la SAAQ.

« La directive est claire, le transport, l’entreposage et la distribution de marchandises sont considérés comme essentiels et ce peu importe la catégorie de produits transportés. Aucune directive gouvernementale n’a été envoyée aux ateliers de mécanique de véhicules pour préciser la nature des travaux permis. Nous comptons sur le jugement et la collaboration de tous pour offrir la totalité des services requis aux entreprises qui en font la demande. »

Depuis le début des restrictions commerciales mises en place par le gouvernement du Québec, des interprétations contradictoires et bien souvent fausses circulaient autour de cette question. On entendait que le client devait prouver qu’il transportait de la marchandise essentielle, que le client devait avoir en main une lettre du ministère de l’Économie et de l’Innovation déclarant ses opérations comme étant essentielles, que seuls les camions pour le transport alimentaire ou pharmaceutique pouvaient être entretenus et réparés.

Mais la directive est maintenant limpide : tout camion de tout transporteur peut être réparé. Et il n’y a pas de liste ou directive officielle des travaux jugés essentiels. Bref, on laisse au bon jugement des ateliers d’entretien et réparation de camions lourds la décision de ce qui peut être fait comme travaux dans le contexte actuel de la crise.

Ce n’est peut-être pas le temps idéal pour faire des travaux purement esthétiques sur vos camions. Mais en clair, le transporteur ou la marchandise transportée, toute réparation justifiée par la sécurité du camion peut et doit être faite, peu importe le type de camion, le type de transporteur ou la marchandise transportée.

Nous avons souligné à la SAAQ l’importance de transmettre ce message aux autorités de la santé publique et aux forces policières, devant une certaine forme de surveillance dont ont fait l’objet certains centres d’entretien et de réparation de camions lourds. Si vous faites l’objet d’une telle surveillance, ou si un agent de la paix ou un fonctionnaire de la santé publique vous dit de cesser des travaux sur un camion, nous vous suggérons de leur expliquer que selon la SAAQ, vous avez pleinement le droit de faire ces travaux.

Voilà. Question réglée. Enfin, nous l’espérons!

Par Claude Boucher

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