L’AETC demande à Québec d’adopter une liste des entreprises essentielles plus large

L’Association d’Équipement de Transport du Canada (AETC) a fait parvenir aujourd’hui une lettre au ministre québécois de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, lui demandant de s’inspirer de la liste ontarienne des entreprises essentielles pour le Québec.

L’AETC craint en effet que la liste québécoise des services et activités commerciales essentiels, à première vue plus restrictive que la liste ontarienne, ne tienne pas compte du caractère fortement intégré de la chaîne d’approvisionnement des industries manufacturières liées au transport.

« La chaîne d’approvisionnement est aujourd’hui si intégrée que ces entreprises comptent l’une sur l’autre pour les pièces, service et systèmes nécessaires à leur production. Une seule petite pièce manquante peut entrainer l’effondrement de cette chaîne d’approvisionnement intégrée. Nous croyons fermement que, pour le bénéfice de tous les Québécois et Canadiens, il serait préférable de suivre l’approche plus large du gouvernement de l’Ontario, et de maintenir l’industrie manufacturière en opération dans ces temps difficiles », explique Don Moore, directeur des relations gouvernementales et industrielles à l’AETC dans sa lettre au ministre Fitzgibbon.

Don Moore, directeur relations gouvernementales et industrielles de l’AETC

En clair, la liste ontarienne semble effectivement plus large d’interprétation, ce qui permettrait à toute entreprise fournissant des biens et service à une autre entreprise jugée essentielle, et ainsi de suite, de demeurer en opération. Les membres de l’AETC fournissent des équipements, remorques et camions vocationnels, à l’industrie du camionnage qui elle, a été jugé essentielle par le gouvernement du Québec. Toutefois, ces mêmes entreprises dépendent en effet d’une chaîne d’approvisionnement étroitement intégrée pour fournir ces équipements. Sans métaux, matériaux de base, équipements de soudure etc., les membres de l’AETC ne peuvent répondre aux besoins des transporteurs et des services publics et privés qui utilisent leurs équipements de transport.

Lors du point de presse annonçant la fermeture des entreprises jugées non-essentielles, le premier ministre Legault avait entre autres souligner que les alumineries pourraient être restreintes dans leurs opérations. Or, l’aluminium, tout comme l’acier, est un matériau fortement utilisé par les équipementiers en transport.

Cliquez ici pour consulter la lettre envoyée par l’AETC au ministre Fitzgibbon.

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