Bitume Québec réitère sa proposition de réforme des politiques de réinvestissement de l’État dans la réhabilitation et l’entretien préventif des routes

Dans la foulée de la publication de divers sondages et enquête portant sur l’état du réseau routier québécois, Bitume Québec, l’association regroupant les acteurs de l’industrie du bitume, de l’entretien des routes et du pavage, réitère aujourd’hui auprès du nouveau gouvernement du Québec et de son ministre des Transports, François Bonnardel, sa proposition de refonte de ses politiques et règles d’investissement stratégique aux fins de la réhabilitation et l’entretien préventif des routes au Québec.

« Les investissements routiers, aéroportuaires et maritimes de 4,8 milliards de dollars (4,8G $) sur la période de 2019-2021 sont nettement insuffisants pour remettre parfaitement à niveau le réseau routier québécois, car seulement 1 milliard 451 millions de dollars (1,451G $) seront investis dans des projets visant à assurer des chaussées en bon état » a dit aujourd’hui le président de Bitume Québec, Martin Pelletier, irrité par le fait que certains critiques ne cessent d’interjeter, à tort, la responsabilité de cette situation de détérioration inquiétante aux acteurs de l’industrie.

Pour Bitume Québec, il est essentiel de mettre sur pied un Forum national sur la réhabilitation et l’entretien préventif des routes, au cours duquel les meilleures solutions propres à endiguer une fois pour toute le problème d’un réseau routier hypothéqué pourraient venir de l’expression d’un large consensus de toutes les parties prenantes; représentants de l’État, du monde scientifique et de la recherche, puis des acteurs de l’industrie qui ne font que répondre fidèlement aux commandes données par l’État, le secteur public et/ou ses mandataires.

« Autrement, cela pourrait toujours équivaloir à appliquer un cataplasme sur une jambe de bois » a clamé le président de Bitume Québec pour qui le maintien d’un réseau plus efficace, fluide et sécuritaire n’est pourtant pas une utopie, même si plusieurs sont portés à croire que l’état actuel des routes ne cesse de se dégrader depuis cinq ans, particulièrement, et que la tendance n’est pas près de s’inverser.

Les pronostics scientifiques peu encourageants sur les bouleversements climatiques, les caprices de la météo qui devraient encore plus s’accentuer, laissant entrevoir des hivers de neige et de pluie, accompagnées de gel, dégel et de regel à répétition, sont loin de laisser croire, selon Bitume Québec, à l’atténuation des problèmes du réseau routier québécois.

Combiné à la problématique du remplacement prévisible des infrastructures souterraines de distribution d’eau du monde municipal qui nécessitera l’injection de pas moins de 25 milliards de dollars (25G $) pour une remise à niveau, soit l’équivalent de cinq fois la facture du nouveau pont Champlain, le problème des chaussées du réseau municipal deviendra encore plus grave aussi alors que cela nécessitera le remplacement de 9 681 kilomètres de chaussées souples, soit près de deux fois et demie la longueur de tout le réseau de rues de Montréal, par exemple.

« Le nœud du problème du réseau routier demeure la nature et la qualité des fondations de chacune des routes du réseau, comme le prétendent les acteurs de l’industrie depuis des années et le Québec devra décider, tôt ou tard, s’il a les moyens de ses ambitions » a poursuivi monsieur Pelletier.

Monsieur Pelletier a conclu en disant que tout devrait être mis sur la table, lors d’un Forum national sur la réhabilitation et l’entretien préventif des routes au Québec, à commencer, ultimement, par une révision en profondeur et un réaménagement des priorités d’investissements prévus au Plan québécois des infrastructures 2016-2026 qui pourrait peut-être permettre de dégager une marge de manœuvre intéressante à même les 88,7 milliards de dollars d’investissements prévus (88,7G $), pour bonifier la provision de 17,3 milliards (17,3G $) établie pour le réseau routier.

Voir toutes les nouvelles du transport

Source

Publicité